Paris : une rénovation au prix fort pour les locataires de la tour H15 (Article Le Parisien)

26, rue Linois (XVe), jeudi. Marie-Claude Beaudeau (2e à gauche), qui préside le comité de défense du quartier Beaugrenelle, a pris la défense des locataires de H15. (LP/E.S.)

26, rue Linois (XVe), jeudi. Marie-Claude Beaudeau (2e à gauche), qui préside le comité de défense du quartier Beaugrenelle, a pris la défense des locataires de H15. (LP/E.S.)

Article du Parisien du 11 avril 2017, suivant, notamment, une rencontre avec notre comité. Lien vers le site du Parisien.

Paris : une rénovation au prix fort pour les locataires de la tour H15

Dans les 32 étages de la tour H15, qui domine depuis près de 40 ans le quartier de Beaugrenelle et la place Charles-Michel (XVe), ce printemps 2017 aurait pu être la récompense de 30 années d’attente et 6 autres de travaux, après le rachat de cette ancienne propriété de Gécina par le groupe Batigère, en 2011.

Pourtant, à quelques semaines de la fin du long chantier « d’amélioration » et même de désamiantage, les locataires en découvrent le prix à payer : pour certains, leur loyer passera du simple au double, et l’ensemble des quittances des 198 logements grimperont en moyenne de 40 à 60 % selon leurs ressources. Une explosion à laquelle aucun ne s’est préparé, du moins « pas dans ces proportions, même s’il était acté qu’il y aurait des augmentations à la fin des travaux », souligne Marie-Claude Beaudeau, qui préside le Comité de défense du quartier Beaugrenelle. « Même les 96 logements les plus sociaux augmentent, et certains ont carrément été changés de catégorie de façon arbitraire », dénonce-t-elle. « C’est intenable pour des petites retraites ».

Car ces augmentations après améliorations feraient presque oublier l’histoire de la tour H15 : la plupart de ses habitants y sont arrivés à la construction, en 1979. Ils étaient alors trentenaires, actifs, en familles… aujourd’hui ils sont retraités, mais pas dans l’opulence.

« Cette tour a vieilli avec nous, raconte l’un de ces premiers habitants de 1979. Il y avait des problèmes de sécurité, de chaudières, d’issues de secours, de protection incendie, d’isolation… aujourd’hui tout est bien et on nous fiche dehors ! » C’est le sentiment que partagent plusieurs dizaines d’habitants comme Jacques, dont le loyer va passer d’environ 770 € à 1 300 €… « Plus de la moitié de ma retraite ! je ne pourrai pas rester », s’alarme le retraité, qui pense déjà au crève-cœur de « devoir partir en province », mais craint d’y laisser sa santé.

« La situation individuelle des locataires sera prise en compte, chaque ménage étant appelé à payer un loyer cohérent avec son plafond de ressources », temporisent depuis plusieurs mois les responsables de Batigère-Ile-de-France, tout en justifiant que ces augmentations « s’avèrent nécessaires pour maintenir un équilibre d’exploitation, et la réalisation des travaux de réhabilitation ». Un argument inacceptable pour l’Amicale des locataires, qui a saisi la Confédération nationale du logement (CNL) et lancé une pétition. « Batigère n’est pas dans une situation de déséquilibre financier et ne peut donc invoquer ce fait pour une augmentation de telle ampleur ! »

  leparisien.fr

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