REPONSES INTEGRALES DES CANDIDATS AUX LEGISLATIVES 2017 A NOTRE LETTRE OUVERTE SUR LES CENTRES DE SANTE

LETTRE OUVERTE DU COMITE DE DEFENSE DE BEAUGRENELLE AUX CANDIDATS AUX LEGISLATIVES 2017 DANS LES 12EME ET 13EME CIRCONSCRIPTIONS DE PARIS (15EME ARRDT) :

TEXTE INTEGRAL DES REPONSES RECUES (aucune correction de notre part)

Lien vers notre analyse des réponses

Réponses de (liens)

Nathan Burlon, « Nouvelle Donne », 13ème

Naza Chiffert et Florian Sitbon, « Parti socialiste », 13ème et 12ème

Elisabeth Douville et Florence Gabay, « 577, les Indépendants », 12ème et 13ème

Philippe Goujon, « Union de la droite et du centre », 12ème

Olivia Grégoire, « La République en Marche », 12ème

Jean-François Lamour, « Les Républicains », 13ème

Patrick Lefrançois, « La France Insoumise », 12ème

Hugues Renson, « La République en Marche », 13ème

170608_candidats15

Nathan BURLON, « Nouvelle donne », 13ème circonscription

Bonsoir,

Voici des réponses synthétiques aux questions posées dans votre document.

1) Concernant les structures conventionnées de secteur 1, nous estimons que que celles-ci sont indispensables dans la lutte contre les déserts médicaux qui constituent un facteur décisif de l’affaiblissement du tissu social et médical en France. Afin d’encourager leur construction, nous incitons à la mise en place d’un système de surveillance sur la base des recommandations de l’OMC de produire pour chaque zone un score dans le domaine concerné (par exemple la facilité d’accès aux soins, les capacités en matière de prévention et de traitement, les pathologies évitables, les résultats hospitaliers, et les déterminants de santé).

2) Afin de favoriser le remboursement des frais médicaux, nous préconisons la mise en place d’un Régime Général Étendu qui permet une prise en charge à 90% de la plupart des médicaments et des soins. Ce système fonctionne en Alsace-Moselle et est en situation d’équilibre budgétaire. Ce système, étendu à Paris, permettrait de résoudre concrètement et dans l’immédiat les problèmes rencontrées dans le XVe arrondissement.

3) Si nous sommes élus, nous mettrons en oeuvre tout notre possible pour maintenir les centres existants et en ouvrir de nouveaux. Cela passe par des discussions et des négociations, houleuses si nécessaire. Et si les citoyens en décident autrement le 11 juin et que nous ne sommes pas élus, nous discuterons avant tout de ces sujets, individuellement, avec notre entourage, avec nos familles avec nos amis, avec nos voisins, avec nos médecins traitants, avec tous les concernés, cela dans le but de partager ce problème local de santé ! Et ensuite, si la situation continue de s’envenimer malgré les prises de consciences, et que d’autres centres ferment leurs portes, nous nous engagerons à saisir le Maire et tous les élus concernés, par des pétitions ou des manifestations, afin de défendre nos infrastructures pour le bien être et la santé des habitantes et des habitants du XVe.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées,

Nathan BURLON.

 

Naza CHIFFERT et Florian SITBON, réponse commune, « Parti socialiste », 12ème et 13ème circonscriptions

Paris, le 29 mai 2017

Madame la Présidente,

Par votre courrier remis en mains propres le mardi 23 mai dernier, vous avez tenu à nous interpeller, au nom du Comité de défense Beaugrenelle, sur l’offre de soins dans le quartier Beaugrenelle et sur le maintien du Centre de la rue Viala. Vous avez d’ailleurs joint à votre courrier deux exemplaires de votre lettre d’information. Nous tenons à vous en remercier.

Nous avons pris bonne note de vos préoccupations.

Avant de répondre plus précisément à vos questions, nous tenons à vous indiquer que préserver la santé de tous est un objectif que nous partageons avec vous. Afin d’y parvenir, il nous semble qu’il convient, d’une part, de faire davantage de prévention et de muscler cet axe de notre politique de santé publique, et, d’autre part, d’améliorer l’accès aux soins pour tous.

Nous souhaitons que sur ce sujet, l’Etat, l’Assurance maladie et la Ville de Paris jouent leur rôle, chacun dans son domaine de compétence, afin d’assurer un meilleur équilibre de l’offre de soins.

1ère question : Candidat(e) à une élection nationale, quelle place attribuez-vous, dans l’offre de santé publique  aux centres de santé, structures conventionnées de secteur 1, accueillant sans discrimination tous les patients ?

Nous tenons tout d’abord à vous indiquer, que notre action dans le domaine de la santé s’inscrira dans le prolongement de ce qui a été fait lors du quinquennat de François Hollande :

  • Redressement des comptes de la Sécurité sociale avec plus de 16 Mds d’euros d’économies pour l’assurance maladie pour 2013/2017, notamment grâce à la baisse des coûts des médicaments, à la maîtrise médicalisée des dépenses et au virage ambulatoire
  • Lutte contre la désertification médicale, notamment par l’incitation des jeunes professionnels, avec 1800 contrats d’engagement de service public passés avec des étudiants et 650 statuts de praticien territorial garantissant un revenu minimal sur les premières années d’exercice.
  • 1200 maisons de santé, soit 5 fois plus qu’en 2012.
  • Encadrement des dépassements d’honoraires.

Si nous sommes élus députés, nous continuerons cette action et voterons tous les dispositifs permettant de favoriser l’offre de santé en secteur 1 dans les zones dites de déserts médicaux telles que les zones rurales, mais aussi  les zones urbaines, comme le 15e arrondissement où peu de médecins de secteur 1 exercent. Nous serons ainsi favorables aux dispositifs permettant aux collectivités territoriales d’aider l’implantation de médecins mais aussi à discuter de la pertinence du numerus clausus pour la formation des médecins.

Nous soutenons aussi la Maire de Paris qui a fait le chois volontariste de soutenir l’offre de soins en secteur 1, par le dispositif «Paris Med » qui aide les nouveaux professionnels de santé à s’installer en secteur 1, par les aides à l’investissement des professionnels se regroupant afin de créer des maisons de santé, et par le maintien des centres de santé actuels de la Ville de Paris.

2ème question : Vu la spécificité médicale et sociale de ces structures, elles subissent un préjudice particulier dans le cadre de la « tarification à l’activité » et des difficultés de recouvrement des remboursements des complémentaires. Quelles dispositions de compensation jugez-vous adaptées à imposer, en général, mais aussi immédiatement,  dans la situation concrète de Paris et du 15ème ?

La tarification à l’activité (T2A) est une question nationale sur le coût de la santé et sur le financement de notre système se soins. Nous ne pensons pas que l’instauration de dispositifs de compensation de la T2A soit pertinente, nous considérons qu’il faut continuer à l’assouplir et à agir sur les différents leviers du coût de la santé. La T2A ne doit pas être la seule source de financement des établissements de santé et si nous sommes élus nous mènerons ce combat.

Durant son quinquennat, François Hollande a mis fin au « tout financement à l’activité » en instaurant un modèle différent de financement pour les hôpitaux de proximité et en créant un financement spécifique aux hôpitaux isolés. De même, le budget des hôpitaux a progressé de 10 mrds d’euros et de plus de 31 000 postes de soignants à l’hôpital ont été créés depuis 2012, dont 26 000 infirmières.

Enfin, nous avons pu baisser les frais de santé restant à la charge des patients de 9,3% en 2012 à 8,4% en 2016, grâce à l’absence de tout déremboursement et de toute nouvelle franchise depuis 2012, ainsi qu’à la mise en place du tiers-payant et de la complémentaire-santé.

Nous devons continuer ce travail entamé tout en gardant un œil critique sur son application et ses effets concrets. En tant que députés, nous ferons ainsi des visites de terrain afin de pouvoir ajuster au mieux la réglementation afin qu’elle nous profite à tous.

3ème question : Précisément, que vous soyez élu(e) ou non, comment comptez-vous agir, de votre côté, pour exiger le maintien, la modernisation et le développement du centre Viala, exiger et gagner  la réouverture de Payen et d’un autre centre équivalent à l’ancien centre médical Beaugrenelle et  pour revenir sur le désengagement de la municipalité de Paris en la matière ?

La situation du Centre Viala est, comme vous le savez, complexe et surtout examinée à l’heure actuelle par la justice. Le tribunal d’instance est en effet saisi du contentieux qui oppose la CAF au groupe privé Docte-Gestio qui a, nous vous le rappelons, était désigné comme repreneur par le Tribunal de commerce. Que ce soint en tant que candidats, ou en tant qu’élus, tout comme la Maire de Paris, nous ne pouvons nous prononcer ou nous immiscer dans cette affaire : la balle est dans le camp de la justice et de ses deux acteurs sur lesquelles nous ne pouvons exercer une quelconque influence. Nous ne pouvons, dès lors, pas nous engager sur le maintien ou la réouverture des trois centres médicaux que vous citez. Nous tenons enfin à vous dire que, selon nous, il n’y a pas de désengagement de la ville en la matière. Elle ne peut tout simplement pas agir dans ce domaine et se substituer à l’initiative des professions libérales de santé.

En revanche, nous pouvons vous indiquer que nous soutenons la politique de la Ville de Paris en matière de santé. En effet, elle aide la création de Maisons de santé regroupant des professionnels de secteur 1 par des subventions fléchées sur l’investissement. Nous appuierons ainsi toutes les actions dans ce sens pour notre arrondissement.

Restant à votre disposition pour vous rencontrer, nous vous prions de croire, Madame la  Présidente, en l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Naza CHIFFERT – Florian SITBON

 

Elisabeth DOUVILLE et Florence GABAY, réponse commune, « 577, les Indépendants », 12ème et 13ème circonscriptions

Madame, Monsieur votre courrier a attiré toute mon attention

Candidat(e) à une élection nationale, quelle place attribuez-vous,dans l’offre de santé publique aux centres de santé, structures conventionnées de secteur 1, accueillant sans discrimination tous les patients ?

Ces structures sont indispensables pour permettre l’accès aux soins à tous et éviter le recours aux urgences hospitalières déjà surchargées

Vu la spécificité médicale et sociale de ces structures, elles subissent un préjudice particulier dans le cadre de la « tarification à l’activité » et des difficultés de recouvrement des remboursements des complémentaires. Quelles dispositions de compensation jugez-vous adaptées à imposer, en général, mais aussi immédiatement, dans la situation concrète de Paris et du 15ème ?

A coté d’une TAA qui reste indispensable une rémunération forfaitaire pour les maisons médicales et les centres de soins doit être mis en place. Pour cela un article de loi pourrait être rajouté dans le cadre d’une prochaine loi sur la sécurité sociale pour créer ce financement qui sera réparti par l’ARS

Précisément, que vous soyez élu(e) ou non, comment comptez-vous agir, de votre côté, pour exiger le maintien, la modernisation et le développement du centre Viala, exiger et gagner la réouverture de Payen et d’un autre centre équivalent à l’ancien centre médical Beaugrenelle et pour revenir sur le désengagement de la municipalité de Paris en la matière ?

Face aux batailles politiciennes stériles et improductives et devant l’urgence de réformer notre système de santé et la formation des professionnels de santé, il faut redonner le pouvoir de réformer aux acteurs de la société civile. Redonner au quotidien, à chaque français la meilleure médecine du monde  doit être notre mission à tous.  Accueillir et traiter nos ainés est notre devoir. Une profonde modification de la médecine de proximité doit se faire mais cette transformation doit être aussi présente au niveau de la recherche de l’innovation et des études de médecine. Il faut remotiver et redonner à chacun qu’il soit soignant ou soigné le sens de la responsabilité et l’importance de son action au bénéfice de tous dans un esprit de « new deal » pour la santé. Le XVeme arrondissement, le plus peuplé de la capitale et un des plus diversifié, peut devenir un modèle pour la santé en France. Il peut être aussi un modèle pour la recherche médicale au service de tous

Je reste à votre entière disposition. Bien à vous

Florence Gabay

Philippe GOUJON, « Union de la droite et du centre », maire du 15ème, 12ème circonscription

Madame la présidente,

Je suis très sensible à vos préoccupations, que j’ai déjà portées et relayées à de nombreuses reprises, aussi je réponds volontiers à vos interrogations légitimes.

Je me tiens à votre disposition.

Cordialement,

Philippe Goujon

1- La santé n’est pas qu’une simple question posée à un candidat, c’est un véritable enjeu de société. La collectivité doit garantir l’accès aux soins de première nécessité à tous nos concitoyens et dynamiser la démographie médicale de nos territoires. Les centres de santé conventionnés de secteur 1 participent pleinement à l’offre de soin la plus large possible et adaptée aux besoins des habitants. J’interpelle très régulièrement, trop régulièrement compte tenu de l’enjeu de ce sujet, les autorités sur l’insuffisance de l’offre de soins conventionnés dans la circonscription et le déclin de cette offre. Je me fais fort de poursuivre ce combat, conscient qu’une offre de soins diversifiée et adaptée aux besoins de nos concitoyens est un véritable enjeu pour un élu responsable.


2- Elu, je lutterai avec force et conviction pour permettre le maintien des centres de santé menacés mais également le développement de ces structures de proximité, accessibles à tous. Ces centres sont indispensables, notamment dans l’accompagnement des personnes les plus fragiles et pâtissent effectivement de difficultés en matière de recouvrement des remboursements des complémentaires. Au sein de ce dispositif, les mutuelles doivent donc prendre leur part de responsabilité.


3- Elu de terrain, je suis très sensible aux difficultés d’accès aux soins de certains de nos concitoyens. Cette question de santé publique est évidemment prioritaire. A chaque fermeture de centre de soins, j’ai manifesté mon mécontentement et exigé la réouverture de ces structures. J’ai encore relayé au Conseil de Paris des 9 et 10 mai vos arguments en rappelant à la maire de Paris les promesses, non tenues, faites à chaque fermeture de centre. Je suis déjà à vos côtés pour ce combat  et vous pouvez compter sur mon soutien indéfectible pour relayer et appuyer toute démarche en faveur du maintien du centre de santé Viala, seul centre de santé conventionné en secteur 1 de l’arrondissement, bénéficiant à 60 000 patients.

Olivia GREGOIRE, « La République en marche », 12ème circonscription

Paris, le 31 mai 2017

Madame,

Par un courrier du 12 mai dernier vous avez bien voulu attirer mon attention sur la situation du nord du 15ème arrondissement en matière d’équipements de santé conventionnés en secteur 1.

Je suis très sensible à votre démarche, car vous le savez peut-être, les sujets de santé et de handicap sont des thématiques et enjeux qui me tiennent particulièrement à coeur. Pour moi, la présence d’établissements de santé de proximité est une question cruciale. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de l’exposer très récemment dans une réunion publique que j’ai tenue dans le 15ème arrondissement dans le cadre de ma campagne le 30 mai dernier, sur la thématique de la santé, avec des professionnels du secteur.

Il est évident pour moi qu’il est nécessaire d’avoir une offre de santé diversifiée et adaptée à toutes les situations dans notre arrondissement qui est le plus peuplé de Paris. Les structures conventionnées de secteur 1 doivent évidemment en faire pleinement partie. Si les habitants de la 12ème circonscription me font la confiance de me désigner comme leur représentante à l’Assemblée nationale ils peuvent compter sur mon engagement et mon investissement sur les questions de santé, l’accueil et l’accès aux soins pour les plus démunis, ainsi que pour les publics en situation de handicap ou de précarité.

Le maintien et la modernisation du centre existant rue Viala ou son remplacement par un autre centre, le développement d’autres centres du même type seront pour moi un vrai combat, tant je connais, pour l’avoir personnellement vécu, l’importance de ces centres de santé de proximité.

A cet égard il me semble évident que la non-réouverture du centre Anselme Payen est infondée. Il avait une véritable utilité pour les résidents de l’EHPAD et faisait partie intégrante des services de proximité utiles aux habitants du 15ème. Je serai, croyez le, très engagée sur cette question pour militer pour sa réouverture. De même un centre de santé Beaugrenelle aurait plus que jamais son utilité, le quartier ayant gagné en dynamisme et en population ces dernières années.

Je suis bien évidemment à votre disposition pour échanger plus avant sur ces sujets qui vous l’aurez compris me tiennent à coeur, et serais ravie de vous rencontrer très prochainement si vous en êtes d’accord.

Vous remerciant une nouvelle fois pour votre courrier, je vous prie, Madame, de bien vouloir agréer l’expression de ma considération distinguée.

Olivia Grégoire

Jean-François LAMOUR, « Les Républicains », 13ème circonscription

Voici les réponses au questionnaire adressé à JF Lamour concernant le centre de santé Viala :

1/Le renforcement de l’offre de soins est l’un des axes forts de ma campagne, et sera donc un élément important de mon action comme député. Ayant exercé comme kinésithérapeute tant en libéral qu’à l’hôpital, je suis personnellement sensibilisé aux problématiques de santé publique. Les centres de santé conventionnés en secteur 1, sont donc pour moi un rouage essentiel du système de soins. J’ajoute que l’offre de secteur 1 doit être complète et concerner non seulement la médecine générale, mais également les spécialités sensibles et difficiles d’accès telles que l’ophtalmologie, la dermatologie ou le dentaire. Il faut développer ces structures, afin d’assurer un maillage complet du territoire et apporter des réponses spécifiques aux populations les plus fragiles. C’est la raison pour laquelle, au niveau municipal, je me suis mobilisé pour la sauvegarde du centre de santé Viala, seul centre de santé conventionné en secteur 1 de l’arrondissement, bénéficiant à 60 000 patients.

 

2/La vocation sociale des centres de santé, indispensable à la collectivité, est source de difficultés en matière de recouvrement des remboursements des complémentaires. Cette situation peut mettre en cause la pérennité de certaines structures, comme cela a été le cas pour le centre Viala. Les pouvoirs publics doivent par conséquent prendre pleinement conscience de la nécessité non seulement de sauvegarder les centres de santé en péril, mais surtout d’agir en amont, en les accompagnant de manière durable dans leur activité au service de la population. Les mutuelles doivent par ailleurs être placées face à leurs responsabilités et honorer leurs obligations de paiement auprès des centres.
En outre, et d’une manière plus générale, la prochaine législature devra être l’occasion de remettre en cause la loi Touraine, sources de nombreuses difficultés, notamment pour les praticiens libéraux.

 

3/La modernisation et le développement du centre Viala est une demande que nous avons formulée auprès de la Maire de Paris, qui n’a pas tenu les engagements pris en 2014, conduisant à la situation très dommageable que nous connaissons tous. Lors de la séance du conseil d’arrondissement du 27 avril, nous avons obtenu le vote à l’unanimité d’un vœu tendant à ce que la Maire de Paris intervienne tant auprès de la Caisse d’allocations familiales de Paris que du repreneur DocteGestio, afin que le centre Viala reste un centre de santé à vocation sociale. Mais au conseil de Paris des 9 et 10 mai derniers, la Ville a prétexté une instance en cours contre le repreneur du centre pour justifier son inaction. Cette position est inacceptable, en contradiction totale avec l’intérêt des habitants.
Je souhaite pour ma part que Mme Hidalgo ne se limite pas d’un constat sur les déserts médicaux, ce qui n’est qu’une appréciation quantitative, et non pas qualitative, s’agissant des populations les plus éloignées des soins, et fasse un effort particulier pour la pérennité des centres de santé.
Pour ce qui est du maillage du 15e arrondissement et de la circonscription dont je suis député, outre mon combat toujours en cours avec le maire Philippe Goujon pour le maintien du centre Viala, j’ai soutenu fortement avec lui le projet de maison de santé qui s’installera les nouveaux logements sociaux de la rue André-Theuriet, dans le secteur de la porte Brancion. Ce nouveau pôle permettra de prendre en charge une partie de la population fragile du sud-est de l’arrondissement.

Patrick LEFRANçOIS, « France insoumise », 12ème circonscription

Madame Marie-Claude Beaudeau

 

J’ai bien pris connaissance de votre interpellation, du 12 mai, en ma qualité de candidat aux législatives de la 12ème circonscription de Paris.

Pour habiter le quartier Grenelle, je connais la particulière indigence des services de la ville mis à la dispositions des habitants et ceux relatifs à la santé public dans le XVème arrondissement.

Les lettres d’info, que vous publiez sont extrêmement explicites, elles rappellent aux habitants du XVème, les fermetures successives du Centre médical associatif de Beaugrenelle, celui récemment du Centre Anselme Payen, et la menace qui pèse sur le Centre pluridisciplinaire de la rue Viala.

 

1) Vous me questionnez sur la place que je pourrais envisager en tant que député à l’offre de santé publique…

J’ai la ferme intention de suivre le programme de la France Insoumise qui préconise :

  • de développer les centres de santé locaux et pluri-professionnels ;
  • les professionnels y seront salariés ;
  • ces centres organisés sous forme juridique de sociétés coopératives d’intérêt collectif, ou d’établissements publics et gérés, selon les lieux, par la Sécurité sociale, les établissements hospitaliers, les mutuelles du livre III du Code de la Mutualité ou les collectivités territoriales ;
  • la prévention et la prise en charge des malades chroniques y seront des priorités ;
  • ces centres, seront également des lieux de formation privilégiés pour les étudiants se destinant à l’exercice des soins primaires.

La prise en charge à 100% des soins par l’assurance maladie, s’inscrit dans cette démarche, comme le souhaitaient les créateurs de la Sécurité sociale : la protection maladie deviendra un droit universel.

2) Pour votre deuxième question, la “tarification à l’acte” disparaitra du dispositif.

Les dispositions de compensation, je présume que votre question est de connaître les leviers que je compte mettre en place pour créer ou réactiver et/ou sauvegarder ces centres de santé.

Je crois comprendre que les structures administratives de ces trois centres sont différentes, l’une était sous la propriété et la gestion de la SemPariSeine en ce qui concerne la dalle du Front de Seine. Il s’agit de gestion en économie mixte, sauf à savoir si l’engagement de cette structure juridique comportait une obligation contractuelle initiale entre la ville de Paris et celle-ci.

Je ne peux répondre directement à cette question (n’ayant pas connaissance du dossier), pour autant rien n’interdit de louer un espace aménagé pour y loger un centre de santé géré en scoop, en groupement pluridisciplinaire adossé à un enseignement de pratique, auprès d’une université parisienne, pour les futurs étudiants que nous devons recruter au plus vite.

Viala, Elle dépend d’une gestion cédée par la CAF à une entreprise privée —peu fiable— suivant nos informations. Il s’agit là de revoir les prérogatives de la CAF à se déssaisir du fonctionnement d’un centre de santé, activité en lien avec sa mission… ceci est une affaire de politique de la santé et l’État, avec la région en relais doivent se porter garants de ce type de structures !

Anselme Payen, dépendait de la Caisse d’action sociale de la Ville de Paris, intégré à l’EHPAD, en conséquence dépendant de la municipalité. Il faut astreindre la Ville en procès de non respect de ses engagements auprès des populations, ouvrir un centre auprès du foncier privé, facturer à la ville le coût de ce bail et des matériels et immobiliers liés à l’activité, et organiser soutenu par le ministère de la santé une structure de gestion et d’organisation auprès des personnels hospitaliers sous forme de contrat avec l’État.

Ces prémisses de réponse sont valablement possibles à mettre en forme avec le concours d’une majorité à l’Assemblée afin de revoir complétement le secteur santé pour lui donner sa vocation à être une santé accessible, publique et gratuite.

Non élu, je compte poursuivre mon combat pour faire aboutir le programme de l’Avenir en commun, la prochaine étape sera les municipales et nous devons être présents pour compter sur ces décisions infléchir la politique désastreuse de la Ville de Paris en terme de santé …

Il s’agit d’une autre page que je tournerai avec les mêmes convictions d’un Avenir en commun…

Voilà au stade de mon engagement ce que je peux vous répondre, bien cordialement,

Patrick Lefrançois

Hugues RENSON, « La République en Marche », 13ème circonscription

Madame la Présidente,

Vous avez bien voulu m’adresser votre lettre ouverte aux candidats à l’élection législative sur la 12ème et 13ème circonscription de Paris. Je vous en remercie.

Très sensible aux questions sociales et de santé, j’ai pris connaissance de ces éléments et vous apporte ma réponse aux questions que vous avez bien voulues me poser sur les centres de santé et notamment le Centre Viala. 

J’espère qu’à l’avenir, si je suis élu, nous pourrons travailler ensemble, en concertation, sur ces questions.

Restant à votre disposition, je vous prie de croire, Madame la Présidente, à l’assurance de ma parfaite considération.

Hugues Renson

 

Centres de santé Paris 15ème/ Centre de santé de la rue Viala

Quelle place attribuez-vous dans l’offre de santé publique aux centres de santé, structures conventionnées de secteur 1, accueillant sans discrimination tous les patients ?

Il me paraît essentiel que tous les Français puissent bénéficier d’un égal traitement devant la maladie actifs, retraités, sans emplois.

Pour autant, la réalité que vit notre pays ne permet le permet pas toujours.

En 2017, nous pouvons en effet dresser deux constats :

  1. la désertification médicale est un problème majeur qui, contrairement à ce que l’on entend souvent, n’est pas l’apanage des zones rurales (difficultés de trouver un médecin généraliste conventionné secteur 1- encombrement des services d’urgences hospitalières ouverts 24 heures/24 ),
  2. la nécessité pour les médecins de se regrouper (dossier médical commun, télé-médecine) est aujourd’hui reconnue par tous.

Face à ce double enjeu, il est indispensable de créer des centres de santé, pluridisciplinaires,  où le patient peut être pris en charge pour sa maladie, subir les examens complémentaires prescrits, recevoir les premiers soins. Mais aussi, être reçu par une assistante sociale qui pourra éventuellement faire valoir ses droits…

Bref, notre approche viserait à être plus globale ; le patient n’est plus soigné uniquement pour sa pathologie, mais en tant qu’être humain dans son entité. Il s’agit, à la fois, de pouvoir s’enquérir de son environnement social, mais aussi de son environnement physique, et enfin lui parler de prévention.

Dans cet environnement, il est un sujet qui nous paraôt décisif : celui de la prévention. La prévention est au cœur du programme du président Macron. A juste titre. Elle sera au coeur de notre politique de santé publique.

Pendant sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron a ainsi parlé à de nombreuses reprises des centres de santé.

Pour moi, les centres de santé représentent donc une évolution indispensable de notre système de soins.

Quelles dispositions de compensation jugez-vous adaptées à imposer dans la situation concrète de Paris et du 15è ?

Tout d’abord, la « Tarification à l’activité », destinée à équilibrer l’allocation des ressources financières et à responsabiliser les acteurs de santé dans les établissements hospitaliers, malgré le «  contrat de bon usage » censé l’améliorer, engendre toujours des effets pervers.

Cependant la gestion d’un centre de santé a un coût. Le souhaiter est une chose. Lui assurer un financement pérenne en est une autre. Et ce coût doit pouvoir être partagé entre différents acteurs : la municipalité, la région, l’Agence Régionale de Santé, des mutuelles, des associations. Il sera essentiel d’impulser cette nouvelle dynamique.

Je suis par ailleurs favorable à la mise en place d’une nouvelle gouvernance prenant en compte la démocratie sanitaire.

Les centres de santé sont essentiels. Il convient de leur donner les moyens financiers et juridiques d’exister et de répondre aux souhaits légitimes de la population concernée.

Le maintien, la modernisation du Centre Viala, la réouverture de Payen , l’ancien centre Beaugrenelle ?

Le centre de la rue Viala, repris par Etude et Santé, association émanant de la SMEREP, il y a plus de vingt ans, est censé recevoir beaucoup d’étudiants, dont on connaît les difficultés à accéder aux soins. Il répond à sa vocation de dispensaire, mais aussi il offre un plateau de soins dentaires bien rare : soins, prothèses, orthodontie. Ces soins dentaires que le président Macron veut voir remboursés à 100% à la fin de son mandat. Il convient d’aider cette dernière mutuelle d’étudiants à continuer de proposer un tel centre de soins, l’aider à le moderniser et dissuader la CAF de Paris de ses velléités d’expulsion. J’y veillerai.

La non-réouverture du centre Anselme Payen quant à elle est une hérésie, d’autant que la rénovation de l’EHPAD avait pris en compte l’aménagement du centre de santé dans son sous-sol. Non seulement, ce dispensaire rendait service à la population environnante, mais il  présentait pour les résidents de l’EHPAD des services médicaux de proximité dont notre société a bien besoin. Il conviendra de reprendre les discussions avec le CASVP en charge de ce centre jusqu’à sa fermeture. Je m’engage à porter ce dossier dans ce sens.

Enfin, il est essentiel de reconstituer le centre de santé Beaugrenelle. Alors que la population dans ce quartier du XVè a augmenté avec la construction de nouveaux immeubles, que le centre commercial attire de nombreux visiteurs, mais aussi un grand nombre de travailleurs pour les y accueillir, la disparition du centre va à contre-courant de l’évolution de ce secteur.

La lecture du guide Solidarité à Paris Hiver 2016 est édifiante ! On y apprend que les personnes en situation de précarité ne peuvent recevoir des soins qu’à l’HEGP- PASS (Permanence d’accès aux soins de santé)- service des urgences. Pour l’arrondissement le plus peuplé de Paris, encombrer ainsi le service des urgences du seul établissement hospitalier du 15è habilité à recevoir ces urgences depuis la fermeture de l’Hôpital Saint Michel est un non-sens auquel il faut remédier le plus vite possible en exigeant réflexions, rencontres entre les différents acteurs municipaux, nationaux, privés, capables d’intervenir avec pour seule motivation : l’intérêt général de la population du XVè pour ce qui nous est le plus cher : la santé.

Au-delà de ces légitimes préoccupations, sachez qu’il me paraît essentiel de travailler, au fil du mandat parlementaire, en étroite concertation avec les citoyens.

C’est dans cet esprit, par ailleurs, que je mettrais en place, une fois élu, un comité consultatif de circonscription (CCC) pour associer les citoyens du 15ème à l’exercice de mon mandat parlementaire. Le renouvellement, ce n’est pas que le changement des visages. C’est aussi le changement des pratiques. Devant ce CCC, je rendrai compte de mon activité à l’Assemblée nationale. Mais c’est aussi dans cette enceinte, que nous réunirons une fois par semestre au minimum, que les habitants me feront part de leurs préoccupations, de leurs idées, de leurs propositions pour que je puisse les porter devant la représentation nationale et au plus haut sommet de l’Etat.

Concernant vos légitimes préoccupations, le CCC sera à l’évidence une enceinte utile pour échanger sur leurs évolutions. 

Je veux participer !
 J'adhère
 Dates à retenir

 Diffusion de notre « Lettre infos » dans le quartier

 Du 6 au 10 juin 2017

 à
 Marchés/ensembles d'immeubles etc.
 Derniers tracts